11.03.2006
Martin Suter

22:13 Publié dans Qui est-il : les réponses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Martin Suter, auteur, roman, livres, biographie
06.02.2006
Mallarmé
Stéphane Mallarmé, de son vrai nom Etienne Mallarmé, est né le 18 mars 1842 à Paris.
Orphelin de mère à cinq ans, il passa son enfance en pension.
Passionné par Edgar Allan Poe, il devient professeur d’anglais. Mais il est beaucoup plus intéressé par l’écriture. Et, très vite, il découvre le Parnasse. En 1866, il envoie des poèmes écrits entre 1862 et 1864 au Parnasse contemporain. Ils sont tous publiés. Il reprend dans ceux-ci un motif baudelairien, « la douleur d’un idéal inaccessible ».
Puis, il récrit une traduction du Corbeau d’Edgar Allan Poe (The Raven, 1845) que Baudelaire avait déjà traduit (en 1853). Il paraît en 1874 dans la revue Renaissance artistique et littéraire.
« Mais son art va se séparer de plus en plus radicalement du vécu, jusqu’à ce point extrême où le poème ne se justifie plus que parce qu’il est. » (Le livre des quatre corbeaux, éd. De la Différence, 1998). Le poète cède sa place, son angoisse, l’absence aux mots eux-mêmes.
Ainsi, un de ses plus beaux poèmes :
"Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore
Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,
Aboli bibelot d'inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s'honore.)
Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,
Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor."
A partir de 1880, Mallarmé reçoit chez lui, chaque mardi, des peintres, des musiciens, des écrivains. En 1896, il est élu « Prince des poètes ».
Il meurt le 9 septembre 1898. Mais son œuvre, « Le Livre », unique et total qu’il aurait voulu voir aboutir resta inachevé
Avec Igitur ou Un coup de dés jamais n’abolira le hasard. Il le laissera en héritage aux surréalistes.
Pour en savoir plus : Grande Bibliothèque Poétique
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20.01.2006
John Irving
Cet auteur est John Irving. Né au début de la seconde guerre mondiale (1942), en Nouvelle Angleterre, Il ne connaît pas son père : il est élevé par sa grand-mère puis, à sept ans, il part chez son beau père. Celui-ci enseignait l’histoire russe dans une école d’Exeter. Il étudiera au sein de celle-ci mais, atteint de dyslexie, il aura le plus grand mal à suivre. Il réussit néanmoins a intégré la filière création littéraire. A 20 ans, il rencontre sa future femme, Shyla Leary avec qui il aura deux enfants, Colin en1965 et Brendam en 1969. Passionné de lutte, il transmettra à ses enfants l’amour de ce sport. Ils deviendront champions de lutte.
A 21 ans, il part un an à Vienne. Ce pays servira de décor à son premier roman, Liberté pour les ours. Celui-ci n’est pas un chef d’œuvre mais il pose les premiers jalons de ce que sera l’univers, le monde d’Irving : des personnages atypiques, inattendus, aux actions extravagantes mais ayant une place logique et bien définie dans la toile tissée, petit à petit par son chef d’orchestre. Irving crée ainsi de toutes pièces son petit monde, nous raconte des histoires fabuleuses sorties d’on ne sait où, sinon, certainement, du plus lointain de son imagination.
Son premier succès, Le monde selon Garp, fut celui d’un « Nils Holgerson de la fiction éternelle [qui] survolait déjà le territoire d’une Amérique repeinte aux couleurs de sa fantaisie » : le récit des rapports orageux et tendre entre une mère célèbre et son fils écrivain qui n’a jamais connu son père. Et qui tente de construire sa propre famille. S’ensuit de nombreux autres succès qui amèneront toujours plus de lecteurs à découvrir cet auteur.
Le dernier, Until I find you, sorti en juillet 2005 dont la traduction française est très attendue par les fans sera-t-il un succès de plus et de la même qualité que les autres?
A mon sens le meilleur roman (avec Le Monde selon Garp) est L’Oeuvre de Dieu, la part du diable. C’est, sans doute, le plus abouti. Au fin fond du Maine, dans un orphelinat, un gynécologue obstétricien met au monde des enfants qui seront abandonnés dans cet établissement (l’œuvre de Dieu) et pratique des avortements l’œuvre du diable). Dans cet espace clos, un petit garçon revient une fois de plus à l’orphelinat après avoir connu plusieurs tentatives d’adoptions malheureuses. L’obstétricien n’osera plus alors le confier à d’autres familles pour ne pas faire souffrir l’enfant. Il le garde à ses côtés et, peu à peu, une relation s’installe entre l’homme et l’orphelin. Ce dernier marchera t’il sur les pas de son père spirituel, poursuivra t’il l’œuvre de Dieu et la part du diable. Y survivra t’il ?
Et, vous, lequel préférez-vous?
10:15 Publié dans Qui est-il : les réponses | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.12.2005
Daniel Pennac
Cette fois-ci, vous l'aurez sans doute reconnu, il s'agit de Daniel Pennac, l'auteur de la série des Malaussène : Au bonheur des ogres, La fée Carabine, La petite marchande de prose, Monsieur Malaussène et Des chrétiens et des Maures et Aux fruits de la passion.
Recemment, il a joué Merci, une pièce de théatre, à Paris (au Théâtre du Rond-Point). Le texte de cette pièce est sorti en octobre 2004 aux éditions Gallimard (Isbn : 207077239X). Espérons qu'il refasse un jour la suite des aventures Malaussène parce que ce personnage plein de bonté et de malice, cet univers parisien tendre et chaleureux manque terriblement aux fans. Pour ceux qui n'auraient pas encore lu la série, Malaussène est un "bouc émissaire". A chaque fois qu'un meurtre est commis, il est au mauvais endroit au mauvais moment. Heureusement un commissaire très futé, le seul à penser qu'il n'est pas coupable, n'est jamais bien loin. Mais Malaussène est aussi un grand frère qui s'occupe et donne beaucoup d'amour à toute sa petite tribu, ses petits frères et petites soeur à la place de sa mère absente. Mais, n'oublions pas que Pennac, c'est aussi Comme un roman (un essai sur la lecture comprenant les droits impréscriptibles du lecteur), des livres pour les enfants (la série des Kamo) et encore pleins d'autres oeuvres à découvrir de toute urgence!
19:09 Publié dans Qui est-il : les réponses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.12.2005
Milan Kundera
Ce visage est celui de Milan Kundera, un auteur tchèque né à Brno (Moravie), en 1929. Il débute sa carrière par des écrits poétiques. Il se fait connaître en France avec L’Insoutenable légèreté de l’être (1984). Il est aussi l’auteur de plusieurs essais dont Les testaments trahis (1993) suite logique de L’art du roman (1986), deux livres qui se situent entre le roman et l’analyse de
cette forme d’écriture : ses auteurs et sujets principaux, ses polémiques, ses raisons de vivre, sa musicalité. Bref, une subtile mise en abyme qui permet à Milan Kundera de proposer aux lecteurs son regard sur le monde d’hier et d’aujourd’hui. Récemment (avril 2005) est sorti Le Rideau un autre essai qui fait suite à L’Art du roman et aux Testaments trahis. Dans celui-ci, Kundera nous propose une analyse de la manière d’être de différents personnages emprunté à diverses époque de la littérature : un voyage dans l’espace-temps littéraire qui permet de mieux appréhender la lente évolution d’un art en perpétuel construction.
Personnellement, j’ai un penchant pour La Plaisanterie, son premier roman écrit en 1967. Il s’agit d’un roman qui a pour cadre la Tchécoslovaquie communiste. Une simple carte postale à une amie va déclencher les foudres du parti et l’entraîner au fond du gouffre. Ce cadre est familier à cet auteur et il décrit avec brio cet univers confiné, kafkaïen et les rouages d’un système aujourd’hui bien connu.
A noter, une œuvre théâtrale, Jacques et son maître, hommage à Denis Diderot (1998), une variation sur Jacques le fataliste de Denis Diderot. Cette « reprise » n’est pas étonnante pour qui a lu Kundera. En effet, Jacques le fataliste est une œuvre moderne, un roman qui fut précurseur en son temps de la littérature d’aujourd’hui car l’auteur établit un « contrat » avec le lecteur, il l’intègre même à son récit et prend une réelle distance avec son propre récit par l’intermédiaire d’un tiers, le narrateur. Ces procédés de mise en abyme permettent à l’auteur d’entrer en communication avec le lecteur, de prendre une distance qui lui permet d’avoir un regard critique sur le statut de l’écrivain, de l'écriture et sur le roman. Et, c’est là qu’il rejoint Kundera dans son analyse de cet art. Alors, Kundera serait-il un enfant de Diderot ? Dans tous les cas, nul doute que Milan Kundera marquera son siècle et nos esprits !
Concernant son dernier ouvrage, Le Rideau, un article du Nouvel Obs, publié en avril 2005 permettra
de mieux apprécier l’œuvre :
http://www.nouvelobs.com/articles/p2109/a266073.html .
Egalement, un article intitulé "La désintégration du monde européen" écrit par Anneliese Saulin-Ryckewaert qui évoque le regard que porte Kundera sur l’Europe est paru le 21 novembre 2005 sur le site La revue des ressources :
http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article=492 .
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